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Cuba

RSF a classé Cuba en 2004 dans les dix pires pays en matière de liberté de la presse, devançant notamment la Chine, l'Irak et d'autres pays (Brésil, Haïti, Mexique, Pérou) où pourtant plus de crimes (notamment assassinats) auraient été commis, alors qu'aucun assassinat de journaliste n'aurait eu lieu à Cuba depuis plusieurs années, voire plusieurs dizaines d'années

La raison invoquée pour ce classement étant vingt-et-un journalistes emprisonnés, accusés par le régime d'être à la solde des États-Unis.

Financements de Reporters sans frontières

Ces mêmes associations critiquent le financement de RSF par certains fonds américains, ou des groupes de presse. Cependant, les États-Unis reculent dans le classement annuel.

Aussi, RSF reçoit des subventions des marchands d'armes Dassault et Largardère (indirectement par les organes de presse qu'ils contrôlent). Et des révélations récentes (mai 2005) ont montré que RSF était aussi financé par le Département d'État des États-Unis et par un think tank conservateur des États-Unis.

La Fédération internationale des journalistes s'est plainte du manque de coopération de RSF sur certains sujets sans donner plus de détails.

Il semblerait que le contentieux entre RSF et les altermondialistes soit important, RSF ayant critiqué la participation d'Ignacio Ramonet à un salon du livre à Cuba, comme étant de nature à conforter le régime cubain, qui par ailleurs bafoue régulièrement la liberté de la presse et condamne régulièrement des journalistes ou responsables de publications.

Un autre aspect critiqué de RSF est le fait que l'ONG ne condamne pratiquement pas : les pratique d'autocensures ou de censures liée à la pression économique les dérives de l'information ou de non respect de la déontologie journalistique dans les pays occidentaux Mais ce dysfonctionnement de l'association parisienne est pleinement assumé par son secrétaire général. C'est ainsi que Robert Ménard dans son livre "Ces journalistes que l'on veut taire" explique qu'un différend d'importance l'opposa à ses prédécesseurs, dont Jean-Claude Guillebaud. Ce dernier, soutenu par une grande partie des militants de l'association, estimait que l'association devait dénoncer, en France même, les dérives déontologiques, financières et économiques qui caractérisent l'évolution du monde médiatique (les concentrations et la restriction du pluralisme, par exemple). Pas question, répondait Ménard.

Car selon lui : "Parce que, ce faisant, nous risquons de mécontenter certains journalistes, des nous mettre à dos les grands patrons de presse et de braquer le pouvoir économique. Or, pour nous médiatiser, nous avons besoin de la complicité des journalistes, du soutien de patrons de presse et de l'argent du pouvoir économique